Les mécaniques

La mécanique d’une guitare a une fonction très simple : modifier la longueur de corde disponible afin d’en régler la tension, donc la hauteur de la note. Derrière ce principe élémentaire se cachent pourtant plusieurs architectures, depuis les engrenages ouverts des instruments anciens jusqu’aux systèmes à blocage, aux mécaniques sans engrenage et aux accordeurs installés directement au chevalet des guitares headless.

La mécanique joue évidemment un rôle dans la précision de l’accordage, mais elle est souvent accusée à tort lorsqu’une guitare se désaccorde. Comme nous l’avons vu avec le sillet, une corde qui accroche, un mauvais enroulement ou un vibrato qui revient imparfaitement peuvent provoquer une dérive sans que la mécanique ait tourné d’un seul degré.

Comment fonctionne une mécanique traditionnelle ?

La majorité des mécaniques de guitare utilisent un engrenage à vis sans fin. Le bouton actionne une vis hélicoïdale qui entraîne une roue dentée solidaire de l’axe sur lequel s’enroule la corde. Cette démultiplication permet de transformer un mouvement relativement important du bouton en une petite rotation de l’axe, ce qui rend l’accordage suffisamment précis pour ajuster la tension d’une corde avec finesse.

Le rapport de démultiplication indique combien de tours du bouton sont nécessaires pour faire effectuer un tour complet à l’axe. Une mécanique 18:1 demande donc dix-huit tours de bouton pour une révolution de l’axe. Les rapports 14:1 ou 16:1 ont longtemps été courants, tandis que de nombreuses mécaniques modernes utilisent 18:1 ou davantage. Schaller emploie aujourd’hui notamment un rapport 18:1 sur ses M6. Schaller

Un rapport plus élevé donne surtout un réglage plus fin, il ne garantit pas à lui seul une meilleure stabilité d’accordage. Une mécanique 18:1 mal construite peut être moins agréable qu’une bonne 14:1, et aucune démultiplication ne corrigera une corde coincée dans son sillet.

Les mécaniques ouvertes

Sur une mécanique ouverte, la vis sans fin et la roue dentée restent visibles. C’est l’architecture la plus facile à comprendre en l’observant : la rotation du bouton entraîne directement l’engrenage, puis l’axe de la corde.

Mécaniques ouvertes en ligne (Wandré)
Mécaniques ouvertes en ligne (Wandré)

Ce type de mécanique reste courant sur les guitares classiques, certaines guitares acoustiques et des instruments électriques recherchant une construction traditionnelle ou une masse réduite. Il ne faut pas l’associer automatiquement à du matériel ancien ou rudimentaire, Hipshot commercialise par exemple des mécaniques ouvertes modernes avec rapport 18:1 et même avec blocage de corde. Hipshot Products

L’engrenage étant accessible, son état et sa lubrification peuvent être contrôlés facilement. En contrepartie, il est davantage exposé à la poussière et aux salissures qu’un mécanisme entièrement fermé.

Les mécaniques couvertes et les mécaniques fermées

Entre la mécanique complètement ouverte et le mécanisme moderne étanche existent de nombreuses constructions intermédiaires. Certaines mécaniques de style vintage possèdent simplement un capot métallique protégeant l’engrenage, alors que les modèles moulés modernes enferment complètement l’ensemble dans un carter.

On utilise souvent en français l’expression « mécanique à bain d’huile » pour désigner ces mécaniques fermées. Le terme est pratique mais techniquement trompeur, car le carter n’est pas nécessairement rempli d’huile. Schaller précise par exemple que ses mécaniques fermées sont lubrifiées durablement avec une graisse spéciale et conçues pour fonctionner sans entretien. Schaller

Il serait donc plus exact de parler de mécanique fermée ou scellée, lubrifiée à vie, même si l’expression « bain d’huile » est depuis longtemps entrée dans le vocabulaire des guitaristes.

Le carter fermé protège l’engrenage et évite normalement les opérations régulières de lubrification, mais sa présence ne dit pas grand-chose à elle seule sur la qualité du mécanisme. La précision d’usinage, les jeux mécaniques, la qualité de l’axe et de ses paliers restent plus importants que la forme extérieure du boîtier.

Le rapport de démultiplication

Plus le rapport est élevé, plus il faut tourner le bouton pour produire une même variation de tension, ce qui facilite les corrections très fines. En contrepartie, un rapport extrêmement élevé rend les changements importants d’accordage plus longs.

Graph Tech a poussé cette idée dans une autre direction avec ses mécaniques RATIO. Au lieu d’utiliser la même démultiplication sur les six cordes, chaque mécanique possède un rapport différent, compris selon les modèles entre 12:1 et 39:1. Le but est qu’une même rotation du bouton produise approximativement la même variation musicale sur chaque corde, plutôt que la même rotation mécanique de l’axe. Graph Tech Guitar Labs Ltd.

Ce système montre bien que le rapport idéal ne dépend pas seulement de la précision de fabrication, mais aussi du diamètre de l’âme de la corde et de la relation entre déplacement de l’axe et variation de tension.

Le jeu dans une mécanique

Une petite quantité de jeu perceptible au bouton ne signifie pas nécessairement que la corde peut dérouler la mécanique sous tension. Il peut simplement exister un jeu entre la vis sans fin et la roue dentée avant que les dents ne reprennent contact dans l’autre sens.

C’est l’une des raisons pour lesquelles il est préférable d’effectuer la dernière correction d’accordage en montant vers la note. L’effort reste alors appliqué dans la direction normale de tension de la corde et les jeux mécaniques éventuels sont repris dans le même sens.

Une mécanique réellement défectueuse peut évidemment présenter un axe desserré, une roue abîmée ou un jeu excessif, mais lorsqu’une guitare se désaccorde après un bend ou un mouvement de vibrato, le sillet reste souvent un suspect beaucoup plus sérieux.

Les mécaniques à blocage

Une mécanique à blocage ne bloque pas l’engrenage. Elle bloque la corde sur l’axe.

Le système le plus courant utilise une molette située derrière la mécanique. En la serrant, une tige interne vient pincer la corde dans le trou de l’axe. Il suffit alors généralement de tendre la corde à la main, de la bloquer puis de couper l’excédent, sans réaliser les nombreux tours d’enroulement nécessaires avec une mécanique traditionnelle.

Hipshot emploie par exemple un axe commandé par une molette qui pince la corde et permet pratiquement de supprimer les tours autour du cabestan. Le principe existe aussi bien sur leurs mécaniques ouvertes que fermées, ce qui rappelle que « ouverte/fermée » et « bloquante/non bloquante » décrivent deux caractéristiques indépendantes. Hipshot Products

Le principal avantage est la suppression d’une grande partie des mouvements liés aux enroulements de corde, avec en prime un changement de cordes beaucoup plus rapide.

En revanche, la corde continue à passer dans le sillet. Une mécanique à blocage ne peut donc pas résoudre un problème de rainure trop étroite ou de guide-corde qui accroche.

C’est une différence fondamentale avec le sillet à blocage d’un Floyd Rose, qui immobilise la corde de l’autre côté du sillet et isole pratiquement les mécaniques du fonctionnement du vibrato.

Les axes étagés

Sur une tête droite de type Fender, les axes peuvent posséder différentes hauteurs. Les mécaniques les plus éloignées du sillet utilisent alors des axes plus courts afin d’augmenter progressivement l’angle des cordes derrière celui-ci.

Cette solution permet de réduire ou parfois de supprimer les guides-cordes, donc d’éliminer autant de points de friction potentiels. Hipshot propose par exemple des jeux étagés utilisant plusieurs longueurs d’axe, tandis que certaines mécaniques Schaller destinées aux Fender utilisent également différentes hauteurs. Hipshot Products

Ce choix concerne surtout la géométrie du trajet de corde, pas la qualité intrinsèque de la mécanique.

Six en ligne ou trois de chaque côté

La disposition des mécaniques dépend essentiellement de la forme de la tête. Fender a largement popularisé les six mécaniques alignées du même côté, tandis que Gibson utilise traditionnellement une disposition 3 + 3.

La mécanique elle-même fonctionne de la même manière, mais la géométrie du trajet de corde change. Une tête six-en-ligne peut offrir un trajet pratiquement rectiligne entre sillet et mécanique, tandis qu’une disposition 3 + 3 produit souvent une légère déviation latérale des cordes centrales selon la forme de la tête.

Cette géométrie compte surtout au niveau du sillet, puisqu’un changement de direction augmente les forces latérales exercées dans les rainures.

Le poids intervient également. Six mécaniques lourdes placées à l’extrémité du manche peuvent contribuer au neck dive d’une guitare légère, ce qui explique l’existence de modèles volontairement allégés. Hipshot indique d’ailleurs le gain de poids comme l’un des intérêts de ses modèles traditionnels sans blocage. Hipshot Products

Les mécaniques sans engrenage

La vis sans fin n’est pas obligatoire. Les mécaniques Steinberger Gearless utilisent un système de traction directe, dans lequel la corde traverse la mécanique presque dans l’axe et est déplacée longitudinalement plutôt qu’enroulée autour d’un cabestan traditionnel.

Le modèle actuel offre un rapport annoncé de 40:1, bloque la corde et ne comporte pas l’engrenage classique vis sans fin/roue dentée. StewMac

Cette architecture permet un mécanisme très compact tout en conservant une mécanique sur la tête d’une guitare conventionnelle. Elle préfigure en quelque sorte la logique utilisée sur les instruments headless, où l’accordage est déplacé à l’autre extrémité de la corde.

Les mécaniques automatiques : Gibson Robot, Min-ETune et G FORCE

Gibson a tenté à plusieurs reprises d’automatiser complètement l’accordage en associant des mécaniques motorisées à un système électronique capable de mesurer la hauteur des cordes puis de commander chaque axe individuellement.

La première réalisation largement diffusée apparaît en 2007 avec la Gibson Robot Guitar, équipée d’une technologie développée par la société allemande Tronical. Le système Powertune utilisait des mécaniques motorisées et une électronique embarquée permettant non seulement d’accorder automatiquement l’instrument, mais aussi de rappeler différents accordages alternatifs. MusicRadar

Le principe est ensuite simplifié avec le Min-ETune, commercialisé au début des années 2010. L’électronique, la batterie et les six mécaniques motorisées, appelées RoboHeads, sont regroupées sur la tête de la guitare. L’utilisateur active le système, joue les cordes, puis les moteurs tournent automatiquement jusqu’à atteindre les hauteurs prévues. Le système permet également de mémoriser plusieurs accordages et d’effectuer le montage ou le démontage automatique des cordes. Gibson Images

Pour le millésime 2015, Gibson rebaptise et améliore le système sous le nom G FORCE. Il devient alors équipement standard sur la majorité de la gamme Gibson USA, ce qui explique en grande partie sa visibilité, mais aussi la réaction assez vive qu’il provoque chez une partie des utilisateurs. En 2016 et 2017, Gibson le réserve davantage aux modèles High Performance, puis il ne subsiste plus que sur quelques références en 2018. Premier Guitar

Le fonctionnement du G FORCE est entièrement automatique : après activation, le guitariste gratte les cordes, l’électronique analyse leur hauteur et commande chaque mécanique jusqu’à atteindre l’accordage choisi. Le système permet également de sélectionner différents presets, dont des accordages ouverts ou abaissés, et fonctionne sur batterie rechargeable. Gibson Images

D’un point de vue mécanique, l’idée est intéressante parce qu’elle ne modifie pas le principe fondamental de l’accordage, la corde reste enroulée autour d’un axe et sa tension reste réglée par rotation, mais cette rotation n’est plus assurée directement par la main du musicien : un petit moteur agit à sa place, sous le contrôle de l’électronique.

L’avantage est évident pour les changements rapides d’accordage, notamment entre standard, Drop D, DADGAD ou accordages ouverts. Le système peut également corriger simultanément plusieurs cordes en quelques secondes.

En revanche, il ajoute à une fonction jusque-là presque entièrement mécanique plusieurs éléments susceptibles de poser problème : batterie, moteurs, électronique, calibration, compatibilité avec le tirant des cordes et nécessité d’un sillet présentant suffisamment peu de friction. Gibson précisait d’ailleurs que le G FORCE nécessitait un sillet adapté à faible friction pour fonctionner correctement et déconseillait son montage direct sur certaines guitares plus anciennes. Gibson Images

Ce point est particulièrement révélateur : l’électronique peut savoir qu’une corde est trop basse ou trop haute, mais elle ne peut pas supprimer une corde qui accroche mécaniquement dans le sillet. Elle peut seulement continuer à commander le moteur jusqu’à obtenir la tension souhaitée, avec toutes les limites que cela implique.

Le système n’a donc pas échoué parce que le principe de l’accordage automatique était absurde, il répondait réellement à un besoin et pouvait fonctionner correctement. Son principal problème était plutôt d’avoir remplacé une fonction extrêmement simple, fiable et immédiatement compréhensible par un ensemble beaucoup plus complexe, imposé de surcroît sur une grande partie de la gamme Gibson 2015. Cette généralisation a suscité une réception mitigée, au point que Gibson a rapidement réduit sa présence dans les gammes suivantes. MusicRadar

On peut d’ailleurs encore rencontrer aujourd’hui des Gibson de cette période dont le G FORCE a été démonté et remplacé par des mécaniques traditionnelles, ce qui illustre assez bien la différence entre une innovation techniquement intéressante et une innovation réellement désirée par les musiciens.

Les mécaniques au chevalet

Une guitare sans tête ne supprime pas le système d’accordage, elle le déplace généralement vers le chevalet.

La corde est immobilisée à l’extrémité du manche dans un système de blocage, puis son autre extrémité est tirée par un dispositif placé dans le chevalet. Le mouvement peut être obtenu par une vis de traction plutôt que par un cabestan tournant.

Sur les systèmes Strandberg EGS, par exemple, chaque corde possède son propre mécanisme intégré au chevalet. La rotation du bouton agit sur une vis qui déplace un piston et modifie directement la tension de la corde. Strandberg Guitars

Les guitares Ibanez Q suivent une philosophie comparable avec un blocage des cordes côté manche et des chevalets Mono-Tune individuels côté corps. Elles utilisent des cordes ordinaires plutôt qu’un format propriétaire. Ibanez

Cette disposition présente plusieurs avantages pratiques : suppression de la masse des mécaniques au bout du manche, instrument plus compact et trajet de corde très direct. Elle n’est cependant pas intrinsèquement plus précise qu’une bonne mécanique conventionnelle, elle déplace simplement le mécanisme dans une zone différente de l’instrument.

Steinberger et le Direct Pull

Ned Steinberger avait initialement essayé des mécaniques classiques à vis sans fin sur ses instruments sans tête avant de développer un système de traction directe beaucoup plus compact. Il décrit lui-même ce Direct Pull avec un rapport de 40:1 comme mieux adapté à l’architecture headless. Steinberger

Les premières Steinberger ont également popularisé les cordes à double boule, qui permettent de fixer immédiatement la corde à chaque extrémité sans effectuer d’enroulement. De nombreuses guitares headless plus récentes utilisent cependant des systèmes de blocage permettant de conserver des cordes standard.

Le D-tuner

Une mécanique peut également servir à passer rapidement entre deux accordages prédéfinis. Le principe du D-tuner, ou plus généralement d’un Xtender, consiste à ajouter une seconde position mécanique commandée par un levier.

Hipshot développe ce type de système depuis le début des années 1980. Sur un Guitar Xtender, le levier peut par exemple faire passer instantanément la corde de Mi grave à Ré, voire plus bas selon le tirant et le réglage. Certaines versions DoubleStop permettent même de disposer de trois positions d’accordage. Hipshot Products

Le mécanisme remplace alors directement une mécanique conventionnelle sur la tête.

Il existe depuis longtemps une version particulièrement populaire pour basse, où le passage Mi/Ré permet d’obtenir une note grave supplémentaire sans changer d’instrument. Hipshot propose aujourd’hui plusieurs modèles adaptés aux différentes mécaniques Fender, Schaller et autres standards. Hipshot Products

La qualité du sillet devient particulièrement importante avec ce système, puisque chaque actionnement du levier oblige la corde à se déplacer dans sa rainure. Les propres instructions Hipshot insistent d’ailleurs sur la nécessité d’un sillet présentant peu de friction. Hipshot Products Docs

Le EVH D-Tuna

Le EVH D-Tuna est souvent rangé dans la même famille, mais il ne s’agit pas d’une mécanique placée sur la tête. Il agit directement sur la corde de Mi grave au niveau du chevalet Floyd Rose et permet de passer instantanément de Mi à Ré puis de revenir à Mi. EVH indique qu’il équipe les guitares personnelles d’Eddie Van Halen et ses modèles signature depuis le début des années 1990. EVH Gear

Le dispositif remplace une partie du système de serrage du pontet de Mi grave et modifie sa position effective entre deux réglages prédéfinis. Il fonctionne particulièrement bien avec un Floyd utilisé en dive-only, c’est-à-dire reposant contre le corps ou empêché de remonter. Les modèles EVH Frankenstein équipés d’un D-Tuna sont justement décrits par le fabricant comme utilisant un Floyd volontairement appuyé contre le corps et limité aux descentes. EVH Gear

La raison est mécanique : sur un vibrato véritablement flottant, détendre uniquement le Mi grave déplace l’équilibre général entre les six cordes et les ressorts, les cinq autres cordes changeraient donc également de hauteur. Avec une butée mécanique, le chevalet conserve sa référence pendant le passage de Mi à Ré.

Le D-tuner sur une guitare headless

Le principe n’est pas réservé aux mécaniques placées sur la tête. Steinberger a également intégré des dispositifs permettant de changer rapidement l’accordage d’une corde sur certains instruments headless. Ned Steinberger cite notamment le D-tuner du XT-2DB, capable de faire descendre instantanément la corde grave de Mi à Ré ou plus bas. Steinberger

La fonction reste donc la même, seule l’architecture change : au lieu de sélectionner deux positions d’une mécanique en tête, le système agit sur le dispositif de traction situé au corps.

Ce qu’une bonne mécanique doit réellement faire

Une bonne mécanique doit tourner régulièrement, conserver un jeu raisonnable, maintenir correctement son axe, offrir une démultiplication adaptée et rester mécaniquement stable sous la tension de la corde. Le type de carter, la présence d’un blocage ou la valeur impressionnante d’un rapport de démultiplication ne constituent pas à eux seuls une garantie de qualité.

CaractéristiqueCe qu’elle apporte réellement
Engrenage ouvertsimplicité, accessibilité et souvent masse réduite
Mécanique ferméeprotection de l’engrenage et lubrification durable
Rapport élevéréglage plus fin
Axe étagémeilleur angle derrière le sillet sur une tête droite
Blocage de cordemoins d’enroulement et changement de corde plus rapide
Mécanique sans engrenagetraction directe et grande démultiplication possible
Accordage au chevaletarchitecture adaptée aux instruments headless
D-tuner / Xtenderpassage rapide entre deux ou plusieurs accordages

Une mécanique à blocage tient-elle mieux l’accord ?

Elle peut améliorer la stabilité lorsque le problème provient du mouvement des enroulements autour de l’axe, mais elle ne rend pas la mécanique elle-même plus résistante à la rotation et ne corrige ni le sillet, ni le chevalet, ni un vibrato mal réglé.

L’un de ses principaux intérêts est simplement de supprimer une variable. Avec très peu de corde enroulée autour de l’axe, il reste moins de matière susceptible de se tasser ou de se repositionner lorsque la tension varie.

Sur une guitare correctement montée avec des mécaniques traditionnelles, quelques tours propres et bien serrés peuvent cependant fonctionner parfaitement.

Pour rechercher pourquoi une corde ne retrouve pas sa hauteur après un bend, consultez notre diagnostic des problèmes de tenue d’accord.

Faut-il remplacer les mécaniques pour améliorer une guitare ?

Pas systématiquement. Si elles tournent régulièrement, ne présentent pas de jeu anormal, restent correctement fixées et permettent d’accorder précisément l’instrument, leur remplacement apportera souvent moins que prévu.

Une mécanique plus démultipliée peut rendre l’accordage plus confortable, un modèle à blocage peut accélérer les changements de cordes et une version plus légère peut améliorer l’équilibre de l’instrument, mais remplacer six mécaniques correctes dans l’espoir de résoudre un problème provenant du sillet ne fera que déplacer le diagnostic.

Comme pour beaucoup de pièces de la guitare, l’intérêt d’une mécanique se juge moins à son apparence qu’à la manière dont elle remplit sa fonction dans l’ensemble du système.

Le sillet guide la corde, la mécanique en règle la tension, et entre les deux la corde doit pouvoir se déplacer ou être volontairement immobilisée selon l’architecture choisie. Une fois ces deux extrémités comprises, le comportement de l’accordage devient beaucoup moins mystérieux.

Références techniques