Conclusion : une guitare est un système
Au terme de cette partie consacrée à l’anatomie de la guitare, une idée ressort nettement : aucun élément ne fonctionne réellement de manière isolée. La géométrie, les matériaux, l’accastillage, les cordes, l’électronique et les différents réglages possibles forment un ensemble dont les éléments interagissent en permanence.
Cette approche permet aussi de prendre un peu de distance avec certaines explications trop simples. Une caractéristique technique n’est pas nécessairement meilleure parce qu’elle est plus moderne, pas plus qu’une solution ancienne n’est supérieure parce qu’elle est devenue traditionnelle. L’histoire de la guitare montre au contraire qu’un même problème peut être résolu de plusieurs façons, chacune avec ses avantages, ses limites et parfois ses compromis.
Comprendre l’anatomie d’une guitare consiste donc moins à apprendre une liste de pièces qu’à comprendre la fonction de chacune d’elles et les relations qu’elles entretiennent entre elles. C’est cette compréhension qui permet ensuite d’aborder correctement un réglage, un diagnostic, une modification ou une construction.
Nous pouvons maintenant changer de point de vue. Jusqu’ici, nous avons observé la guitare comme un instrument déjà construit afin de comprendre son fonctionnement. Dans la partie Construction, nous partirons au contraire d’un projet pour voir comment ces choix deviennent des dimensions, des matériaux, des assemblages et une succession d’opérations concrètes.