Couleurs et effets de finition
La couleur d’une guitare ne correspond pas nécessairement à la nature de sa finition. Une Stratocaster rouge peut être recouverte de nitrocellulose, de polyuréthane ou d’un système moderne catalysé, tandis qu’un même vernis transparent peut recouvrir un bois naturel, une teinte appliquée directement sur le bois ou plusieurs couches colorées superposées. Après avoir étudié les principales familles de finitions, il faut donc distinguer la chimie du revêtement de son aspect visuel.

Cette distinction devient particulièrement importante avec les finitions complexes. Un Candy Apple Red, par exemple, n’est pas simplement un « rouge métallisé », mais un effet obtenu par superposition de couches ayant chacune une fonction différente. Un sunburst peut être obtenu avec des teintures appliquées au bois, des couches transparentes colorées ou une combinaison des deux. Le résultat visible ne permet donc pas toujours de déterminer comment la finition a été construite.
Naturel ne signifie pas sans finition
Une guitare annoncée comme Natural est généralement protégée par une finition transparente. Le terme indique simplement que la couleur naturelle du bois reste visible et qu’aucune coloration importante n’a été ajoutée.
Cette finition transparente peut être brillante, satinée ou mate, et utiliser pratiquement toutes les familles étudiées précédemment : nitrocellulose, polyuréthane, polyester, finition aqueuse, huile ou gomme-laque.
Il faut donc distinguer une guitare naturelle d’une guitare réellement laissée brute, cette dernière étant beaucoup plus rare, car le bois non protégé absorbe facilement l’humidité, les salissures et les matières grasses provenant des mains.
La finition transparente modifie d’ailleurs déjà l’apparence du bois. Le simple fait de le mouiller optiquement augmente souvent le contraste du veinage et assombrit légèrement sa couleur, tandis que certaines résines ajoutent une coloration ambrée plus ou moins importante.
Transparent, translucide et opaque
Toutes les couleurs ne masquent pas le bois de la même manière.
Une finition transparente colorée laisse apparaître clairement le veinage tout en modifiant sa couleur. Les rouges transparents, bleus transparents et ambres utilisés sur les tables en érable figuré en sont des exemples fréquents.
Une finition translucide contient davantage de matière colorante. Le veinage reste perceptible, mais sa visibilité est partiellement atténuée. Les finitions Blonde de Fender constituent un exemple historique particulièrement caractéristique : elles éclaircissent fortement le bois tout en laissant apparaître le grain, notamment celui du frêne. Il ne faut donc pas les confondre avec un blanc opaque comme Olympic White.
Une finition opaque masque suffisamment le support pour que le dessin naturel du bois ne participe plus directement à l’apparence finale. Noir, blanc, rouge ou bleu peuvent ainsi recouvrir aussi bien un corps en une pièce qu’un assemblage de plusieurs morceaux.
Cette dernière remarque permet d’écarter une idée reçue persistante : une finition opaque n’implique pas nécessairement que le constructeur cherche à cacher un bois de mauvaise qualité. Le choix des morceaux destinés à une finition transparente tient davantage compte de leur continuité visuelle, alors qu’un corps destiné à être peint peut être assemblé sans cette contrainte esthétique.
Teinture, pigment et couche colorée
La couleur peut être introduite à différents endroits de la finition.
Une teinture pénètre au moins partiellement les fibres superficielles du bois. Les colorants sont suffisamment fins pour modifier sa couleur sans recouvrir complètement son dessin, ce qui permet de conserver une grande transparence.
Une peinture pigmentée fonctionne différemment. Des particules colorées sont dispersées dans un liant et restent principalement dans la couche déposée à la surface. Plus leur concentration et leur pouvoir couvrant sont importants, plus le bois disparaît sous la finition.
Entre ces deux extrêmes se trouvent les toners, c’est-à-dire des couches transparentes ou semi-transparentes colorées. Elles permettent de modifier progressivement la teinte sans nécessairement colorer directement le bois.
Cette dernière technique est particulièrement intéressante parce qu’elle permet de contrôler la couleur indépendamment du support. Une même couche ambrée peut ainsi être utilisée pour réchauffer visuellement un bois clair, modifier un sunburst ou simuler l’aspect d’une finition vieillie.
Mettre en valeur un bois figuré
Les érables flammés, pommelés ou ondés présentent des variations d’orientation des fibres qui réfléchissent la lumière différemment selon l’angle d’observation. La finition ne crée pas cette figure, mais elle peut considérablement augmenter sa visibilité.
Les teintes transparentes renforcent particulièrement cet effet puisque les zones qui absorbent davantage de colorant deviennent plus sombres tandis que les zones orientées différemment restent plus claires. Lorsque l’instrument bouge sous la lumière, le contraste semble lui-même se déplacer.
Certaines finitions artisanales accentuent encore ce phénomène en utilisant plusieurs colorations successives afin d’augmenter le contraste du dessin. La manière de réaliser ce traitement appartient à la partie Construction, mais son principe explique pourquoi deux tables provenant d’un érable présentant une figure comparable peuvent produire des résultats visuels très différents après finition.
Le choix d’une finition transparente impose évidemment une préparation particulièrement soignée, puisque défauts de ponçage, traces de colle ou différences importantes de couleur entre les morceaux restent visibles.
Le sunburst
Le sunburst est l’un des effets les plus anciens et les plus caractéristiques de la facture instrumentale. Le centre reste clair tandis que la couleur s’assombrit progressivement vers les bords, ce qui donne visuellement davantage de profondeur à l’instrument et souligne sa forme.
Le procédé existait sur les instruments acoustiques avant l’apparition de la guitare électrique et a été adopté très tôt par les grands fabricants américains.
Chez Fender, la Stratocaster de 1954 recevait normalement un two-color sunburst, passant d’un centre jaune à un bord brun très foncé. En 1958, Fender ajouta une zone rouge intermédiaire, donnant naissance au three-color sunburst devenu l’une des finitions emblématiques de la marque. Guitar World
Chez Gibson, la Les Paul Standard adopte en 1958 son célèbre Cherry Sunburst, qui laisse apparaître la table en érable sous une transition allant du jaune ou ambre central vers le rouge des bords. Les Les Paul Standard de 1958 à 1960 sont d’ailleurs couramment désignées simplement sous le nom de Bursts. Gibson
Un principe, de nombreux bursts
Le mot sunburst décrit un principe général plutôt qu’une combinaison précise de couleurs. Il existe donc une multitude de variantes :
| Finition | Principe visuel |
| Two-Color Sunburst | jaune ou ambre au centre, brun foncé sur les bords |
| Three-Color Sunburst | jaune, rouge puis brun ou noir |
| Tobacco Burst | ambre ou jaune vers brun foncé |
| Cherry Sunburst | jaune ou ambre vers rouge cerise |
| Honey Burst | transitions plus douces entre ambre et brun |
| Sienna Sunburst | centre chaud, rouge-brun puis bord sombre |
| Silverburst | centre argenté passant progressivement au noir |
| Violin Burst | tons ambrés et bruns inspirés des instruments traditionnels |
Les catalogues actuels utilisent encore quantité de variantes de cette terminologie, Fender proposant par exemple des 2-Color et 3-Color Sunburst, Sienna Sunburst, Aged Cherry Burst ou différents effets transparents. Fender
Il n’existe toutefois aucune norme universelle imposant qu’un « Tobacco Burst » ou un « Honey Burst » possède exactement les mêmes couleurs chez deux fabricants différents.
Les couleurs opaques et l’influence automobile
L’essor de la guitare électrique dans les années 1950 coïncide avec une période où l’industrie automobile américaine multiplie les couleurs vives. Fender puise largement dans cet univers, aussi bien pour les produits de finition que pour les teintes elles-mêmes.
Des couleurs comme Daphne Blue, Dakota Red, Shoreline Gold, Lake Placid Blue ou Sherwood Green Metallic trouvent ainsi leur origine dans l’univers automobile. Cette parenté explique en grande partie pourquoi les Fender de cette époque rompent avec l’esthétique plus traditionnelle des instruments en bois brun ou sunburst.
Ce changement est important dans l’histoire de la guitare électrique : la couleur ne sert plus seulement à mettre le bois en valeur, elle devient elle-même un élément majeur du dessin industriel de l’instrument.
Les couleurs métalliques
Une couleur métallique contient de très fines particules réfléchissantes dispersées dans la couche colorée. Historiquement, il pouvait notamment s’agir de particules d’aluminium, tandis que les formulations modernes utilisent également différents pigments à effet.
Ces particules réfléchissent la lumière suivant leur orientation et donnent à la surface une luminosité que ne possède pas une peinture opaque conventionnelle.
Des couleurs historiques comme Lake Placid Blue, Shoreline Gold, Inca Silver ou Sherwood Green Metallic appartiennent à cette famille. Fender continue d’ailleurs d’utiliser aujourd’hui de nombreuses variantes métalliques dans son nuancier. Fender
Le résultat dépend non seulement de la couleur, mais aussi de la taille, de la forme et de l’orientation des particules. Une application irrégulière peut modifier leur distribution et créer des zones plus claires ou plus sombres, ce qui rend certaines peintures métalliques plus délicates à appliquer uniformément qu’une couleur opaque ordinaire.
Le candy
Une finition candy repose sur un principe différent du métallisé conventionnel. Au lieu de mélanger l’effet métallique et la couleur principale dans une seule couche, on construit l’effet par superposition.
Une base réfléchissante, généralement argentée ou dorée, est d’abord appliquée. Elle est ensuite recouverte d’une couche colorée transparente, puis protégée par un vernis clair. La lumière traverse donc la couleur, se réfléchit sur la couche métallique puis ressort à travers cette même couche colorée.
Le résultat possède une profondeur et une saturation caractéristiques qu’une simple peinture rouge métallisée ne reproduit pas exactement.
Le Candy Apple Red de Fender, introduit au début des années 1960, est probablement l’exemple le plus célèbre sur une guitare. La technique elle-même venait du monde de la customisation automobile et des hot rods, où elle avait été développée dans les années 1950. Guitar World
Cette structure multicouche a une conséquence intéressante lorsqu’une guitare s’use : une zone endommagée peut révéler successivement le rouge transparent, la base métallique puis les couches inférieures, ce qui permet parfois de comprendre la construction de la finition simplement en observant un éclat.
Metallic et candy ne sont donc pas synonymes
La différence peut être résumée simplement :
Metallic : les particules réfléchissantes se trouvent dans la couche colorée elle-même.
Candy : la couleur transparente est déposée au-dessus d’une couche réfléchissante distincte.
Visuellement, les deux peuvent sembler métalliques, mais le trajet de la lumière dans la finition n’est pas le même. Le candy possède généralement davantage de profondeur, tandis qu’un metallic classique donne une couleur plus homogène dans l’épaisseur de sa couche.
Sparkle, flake et paillettes
Lorsque les particules réfléchissantes deviennent beaucoup plus grandes, on entre dans la famille des finitions sparkle ou metal flake.
Le principe reste proche d’un métallisé, mais les éléments réfléchissants sont suffisamment gros pour être visibles individuellement. La surface produit alors des points lumineux qui changent fortement avec l’orientation de l’instrument.
On rencontre ainsi des Gold Sparkle, Red Sparkle, Blue Sparkle, Aqua Flake et de nombreuses variantes. Fender en propose encore dans ses nomenclatures contemporaines. Fender
Plus les particules sont grosses, plus la finition devient difficile à niveler. Une couche transparente suffisamment importante doit généralement recouvrir entièrement les paillettes avant que la surface puisse être rendue parfaitement plane et polie. Une finition sparkle spectaculaire peut donc nécessiter une construction sensiblement plus épaisse qu’une simple teinte transparente.
Les effets nacrés et perlés
Les finitions pearl ou nacrées utilisent des pigments qui réfléchissent et réfractent la lumière d’une manière différente des particules métalliques traditionnelles.
Les pigments modernes sont souvent constitués de plaquettes minérales ou synthétiques recouvertes de couches extrêmement fines de matériaux présentant différents indices de réfraction. La lumière réfléchie par ces interfaces produit l’effet nacré.
Le résultat peut être relativement discret, comme un blanc perlé, ou beaucoup plus spectaculaire lorsque la couleur semble changer légèrement avec l’angle d’observation.
Il ne faut donc pas confondre pearl et metallic même si les deux peuvent scintiller. Le metallic repose principalement sur la réflexion de particules opaques, tandis que l’effet nacré fait davantage intervenir la réflexion et les interférences lumineuses dans des particules multicouches.
Les couleurs à changement d’aspect
Le développement des pigments à effets a permis d’aller encore plus loin avec des finitions parfois désignées comme color shift, flip-flop ou chameleon. Leur couleur apparente change fortement suivant l’angle entre la surface, la source lumineuse et l’observateur.
Un même corps peut ainsi sembler violet sous un angle puis bleu ou vert lorsqu’on le fait pivoter.
Le principe repose sur des pigments interférentiels spécialement conçus et ne constitue pas une nouvelle famille de vernis. Comme pour le metallic ou le pearl, l’effet peut être intégré dans différents systèmes de finition puis recouvert d’une couche transparente protectrice.
Le blanc n’est pas toujours vraiment blanc
Les finitions blanches illustrent particulièrement bien l’influence des différentes couches sur la couleur finale.
Un blanc opaque peut être recouvert d’un vernis transparent qui jaunit avec le temps. La surface prend alors progressivement une teinte crème sans que la peinture blanche située dessous ait nécessairement changé de couleur dans les mêmes proportions.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les guitares anciennes peuvent présenter des blancs devenus ivoire ou jaunâtres. Certaines finitions modernes reproduisent volontairement cette apparence avec des couleurs appelées Vintage White, Aged White ou des appellations similaires.
Il faut donc distinguer une finition qui a vieilli vers le jaune d’une finition neuve volontairement formulée dans une teinte jaunie. Nous reviendrons plus en détail sur ce phénomène dans l’article consacré au vieillissement des finitions.
La couleur d’origine peut elle-même évoluer
Les pigments et colorants ne possèdent pas tous la même résistance à la lumière. Certaines couleurs peuvent pâlir, changer de nuance ou disparaître partiellement sous l’effet des ultraviolets.
Les anciens sunbursts illustrent bien ce phénomène. Sur certaines guitares, la bande rouge d’un three-color sunburst s’est tellement atténuée qu’un instrument initialement trois tons peut aujourd’hui donner l’impression d’être presque two-color.
Le vernis transparent peut simultanément jaunir, ce qui modifie encore la couleur perçue. Une guitare ancienne ne présente donc pas nécessairement aujourd’hui les couleurs qu’elle avait lorsqu’elle a quitté l’usine.
Cette évolution constitue une partie importante de ce que l’on appelle communément la patine, que nous étudierons plus précisément avec le vieillissement naturel des finitions.
Couleur du bois et couleur de la finition
Une finition transparente ne peut jamais être considérée indépendamment de la couleur du support.
Un même rouge transparent appliqué sur un érable très clair, un acajou brun ou un bois préalablement teinté donnera trois résultats différents. La couleur finale résulte de la lumière traversant la couche colorée puis étant réfléchie par le bois et les différentes couches de la finition.
C’est particulièrement visible sur les tables rapportées en érable, où le corps peut être constitué d’un bois sombre tandis que seule la table claire reçoit une couleur translucide intense. Les côtés et le dos peuvent alors être traités différemment.
Le travail de finition consiste donc parfois moins à « choisir une couleur » qu’à construire une combinaison entre bois, teinte, couches colorées et vernis transparent.
Les finitions graphiques
La couleur peut également devenir un véritable décor. Bandes de compétition, motifs géométriques, dessins, drapeaux, paisley, flower power, marbrures ou impressions peuvent être placés sous une couche transparente protectrice.
Fender a notamment utilisé à la fin des années 1960 des finitions Pink Paisley et Blue Flower, dont le motif ne provenait pas d’une peinture réalisée directement sur le corps mais d’un matériau décoratif appliqué puis protégé par la finition.
Ces procédés montrent une nouvelle fois que ce que nous appelons communément « peinture » peut en réalité être un assemblage de matériaux très différents.
La tête assortie
Certaines guitares prolongent la finition du corps sur la face de la tête, ce que l’on appelle généralement une matching headstock.
Il ne s’agit évidemment pas d’une technologie particulière, mais d’un choix esthétique qui peut modifier fortement l’apparence générale de l’instrument. La pratique est notamment associée à de nombreuses Fender custom color des années 1960, particulièrement sur certaines Jaguar et Jazzmaster, et se retrouve chez de nombreux autres fabricants.
Sur une finition transparente, le constructeur peut également choisir de conserver la tête naturelle, d’utiliser une teinte similaire au corps ou d’appliquer seulement un placage assorti.
Le brillant n’est pas une couleur
Une même couleur peut enfin paraître très différente selon que la surface est brillante, satinée ou mate.
Le brillant produit des reflets nets et augmente généralement l’impression de profondeur des finitions transparentes, métalliques et candy. Une surface mate diffuse davantage la lumière, ce qui réduit les reflets et peut donner à une couleur sombre un aspect beaucoup plus doux.
Il s’agit pourtant bien de la même couleur. Ce qui change est essentiellement l’état microscopique de la surface et donc la manière dont elle réfléchit la lumière.
Un Black Gloss et un Matte Black peuvent ainsi utiliser une pigmentation très proche tout en produisant une impression visuelle radicalement différente.
Une couleur est souvent un système de couches
Les finitions complexes peuvent finalement être comprises comme une succession de fonctions :
| Couche ou traitement | Fonction possible |
| Teinte du bois | colorer le support tout en conservant son dessin |
| Fond ou apprêt | uniformiser et préparer la surface |
| Base opaque | créer une couleur uniforme |
| Base métallique | réfléchir la lumière sous un candy |
| Couche transparente colorée | créer profondeur, burst ou effet candy |
| Pigments métalliques ou nacrés | produire scintillement ou changement d’aspect |
| Décor | motifs, bandes ou impressions |
| Vernis transparent | protéger, niveler et donner le brillant final |
Toutes ces couches ne sont évidemment pas présentes sur chaque guitare. Une finition huilée naturelle peut être extrêmement simple, tandis qu’un candy ou un sparkle peut nécessiter une construction beaucoup plus complexe.
Cette distinction explique pourquoi deux guitares ayant exactement la même couleur apparente peuvent utiliser des systèmes de finition totalement différents.
La couleur ne dit pas quelle finition se trouve dessous
Les appellations utilisées dans les catalogues décrivent avant tout un résultat visuel. Candy Apple Red, Lake Placid Blue, Tobacco Burst ou Vintage White ne permettent pas, à eux seuls, de savoir si l’instrument est recouvert de nitrocellulose, de polyuréthane ou d’un système moderne.
La même couleur peut être reproduite avec différentes chimies au fil des décennies, et un constructeur peut modifier son procédé sans changer le nom commercial de la finition.
Pour comprendre une finition, il faut donc séparer trois questions : quelle couleur voit-on, comment cet effet est-il construit, et quel matériau constitue réellement le revêtement ?
Cette distinction permet de comprendre aussi bien les finitions traditionnelles que les systèmes modernes, et elle devient particulièrement importante lorsqu’on cherche à restaurer une guitare ou à reproduire fidèlement une finition historique.